nos propositions de visites culturelles
ABBAYE DU THORONET
Les travaux d'édification de l'abbaye Notre-Dame-du-Thoronet débutent en 1160, s'achèvent pour l'essentiel en 1175, et se prolongent jusqu'en 1190. Moins de deux siècles plus tard, le déclin de l'abbaye est déjà entamé. En 1660, le prieur fait état de "la grande nécessité que les bâtiments de cette abbaye ont d'être réparés étant en piteux état". En 1699, on signale des fissures et effondrements des toitures, portes rompues et fenêtres délabrées... En 1790, sept moines âgés y résident encore. La disparition de l'abbaye menace lorsque, la découvrant, Prosper Mérimée la sauve en la signalant à Revoil, architecte des monuments historiques. Dès 1873, ce dernier s'attache à la restaurer. Cette restauration est reprise après 1907 par son successeur Formigé, et se poursuit depuis lors.
SAINT MAXIMIN LA SAINTE BAUME
Située dans un petit bassin près des sources de l'Argens, Saint-Maximin-la-Sainte-Baume se signale à l'attention par sa basilique admirable.Villa-Latta, petite bourgade gallo-romaine, qui après la mort de saint Maximin prit son nom, doit sa célébrité depuis le XIIIe siècle à la découverte des tombeaux de saint Maximin et de sainte Madeleine.
Selon la tradition, Marie-Madeleine, après avoir passé de longues années de pénitence dans la grotte de la Sainte-Baume, aurait été ensevelie dans la crypte de saint Maximin. Baume est l'équivalent provençal de grotte.
Les reliques, cachées en 716 dans la crainte des Sarrasins qui dévastaient la région, sont découvertes en 1279 par Charles d'Anjou qui, sur l'emplacement de la crypte, bâtit une basilique et à côté un couvent. Il y installe les dominicains comme gardiens du tombeau.
Charles IX passe dans la ville lors de son tour de France royal (1564-1566), accompagné de la Cour et des Grands du royaume : son frère le duc d'Anjou, Henri de Navarre, les cardinaux de Bourbon et de Lorraine.
À la Révolution, les dominicains sont chassés, mais la basilique et le couvent ont la bonne fortune d'abriter Lucien Bonaparte, frère cadet de Napoléon. Il se marie, en 1794, avec la fille de son aubergiste. Remuant, bon orateur, Lucien, dit Brutus, est devenu président du club jacobin local. Il établit un dépôt de vivres dans la basilique et sauve les grandes orgues en y faisant jouer La Marseillaise.
SITE ARCHEOLOGIQUE D'OLBIA à HYERES
Plusieurs périodes ont marqué l'histoire d'Olbia. Fondée par les Phocéens aux alentours du IVème siècle avant J.C., la première colonie est une escale fortifiée, destinée à recevoir en toute sécurité les navires en provenance de Marseille. La défaite de Pompée, soutenu par Marseille, provoque la romanisation des comptoirs méditerranéens. Olbia est rattaché à la colonie d'Arles dans la seconde moitié du Ier siècle avant J.C. et demeure une cité commerciale florissante. La conquête et la prospérité d'Olbia se manifestent par des thermes et une réhabilitation du port. Olbia ne survit pas à la chute de l'Empire romain d'Occident et la ville est abandonnée jusqu'au XIIIème siècle, marqué par l'arrivée de moniales cisterciennes : l'abbaye Saint-Pierre de l'Almanarre est fondée en 1223. Mais les épidémies, les mauvaises récoltes et l'instabilité politique du XIVème siècle ont raison de la persévérance des moniales, qui quittent définitivement le site.