Derrière chaque séjour réussi, il y a une organisation invisible. Des décisions prises en amont, des arbitrages subtils, des équipes accompagnées au quotidien. Au siège de Vacances Bleues, Maxime Duarte orchestre cette mécanique exigeante avec une conviction simple : bien gérer, c’est avant tout bien comprendre le terrain.
Vision stratégique, soin du relationnel et du détail : cet hôtelier passionné nous ouvre une fenêtre sur ses journées bien remplies.
Pouvez-vous vous présenter et nous expliquer votre rôle de Directeur des Exploitations et des Achats au siège de Vacances Bleues ?
J’ai 36 ans et j'ai rejoint Vacances Bleues en 2014. J’ai d’abord intégré la direction pendant deux ans sur les deux lieux à Menton, le Royal Westminster et le Balmoral. Puis j'ai intégré le siège lors de la création du poste de Directeur Adjoint des Exploitations. Quatre ans plus tard, j'ai eu l'opportunité de devenir Directeur des Exploitations, avec en parallèle la direction du service Achats, que j'ai aussi réorganisée.
Aujourd’hui, j’accompagne l’ensemble des directeurs et directrices de nos lieux, sur des sujets très variés : ressources humaines, comptabilité, travaux, organisation… Mon rôle est aussi de faire le lien entre le terrain et les services support du siège. Je participe également au COMEX (comité exécutif), ce qui me permet d’être associé aux grandes orientations stratégiques du groupe.
Comment travaillez-vous au quotidien avec les directeurs et les directrices des lieux ?
Le lien est permanent. Beaucoup d’échanges par téléphone ou en visioconférence, avec de nombreux déplacements sur le terrain. Rien ne remplace la présence sur place. Mon poste fixe est à Marseille, mais la voiture est mon deuxième bureau !
Mon rôle est d'accompagner les directrices et les directeurs et d’apporter un regard extérieur. Ayant moi-même dirigé plusieurs établissements, dont un en propriété, je connais les réalités du terrain : les contraintes humaines, les imprévus, l'attente de résultats… Cela me permet de me mettre facilement à leur place.
Dans un groupe comme Vacances Bleues, comment concilier la maîtrise des coûts, la qualité de l’expérience pour les vacanciers et les engagements RSE ?
C’est probablement l’équation la plus complexe de notre métier. Ce sont trois piliers fondamentaux, mais ils peuvent parfois sembler contradictoires : la qualité appelle souvent à la dépense, la maîtrise des coûts invite à la prudence et la RSE demande des investissements réfléchis. Il faut trouver l’équilibre. Heureusement, j'ai toujours été passionné par les challenges et la gestion.
Y a-t-il un projet dont vous êtes particulièrement fier ?
Je suis fier des résultats collectifs du groupe ces dernières années, surtout en ce qui concerne la performance financière et la satisfaction client.
Mais si je devais citer un sujet précis, je parlerais du développement du Service Achats. Depuis sa réorganisation, les méthodes ont évolué et les outils se sont structurés.
Les retours des établissements comme des fournisseurs sont très positifs, et la confiance s’est renforcée.
À titre plus personnel, je suis aussi attaché à un détail : je connais la majorité des collaborateurs des sites par leur prénom, parfois celui de leur mari, de leur femme, de leurs enfants, certains aspects de leur vie privée… Je peux adresser un petit mot ou un bouquet de fleurs en cas de bonne ou mauvaise nouvelle. Cela contribue à un lien naturel et une reconnaissance mutuelle.
Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans votre métier ?
La diversité : aucune journée ne se ressemble, même si elles sont souvent intenses et bien remplies.
Je peux commencer la matinée sur un sujet RH, enchaîner sur une sélection de thés pour les bars, visiter un lieu pour tester une nouvelle offre de restauration, ou travailler sur l’organisation d’un événement, comme un défilé de Miss France. Et ce ne sont que quelques exemples !
Cette richesse et cette variété, c’est ce qui rend le métier passionnant.
Qu’est-ce qui demande le plus d’anticipation ?
L’humain. Il faut toujours avoir plusieurs plans en tête : un plan B, C, D, E, F… Une fois, je suis même allé jusqu'au plan J ! Les imprévus font partie du quotidien : une absence, un changement de dernière minute : il faut toujours avoir une solution. Apparemment, je suis connu pour agir et avancer sans bruit ni stress : c'est ce qui me vaut le surnom de "la force tranquille".
J’essaie aussi d’avoir une vision à trois ou quatre ans, notamment pour accompagner l’évolution des directeurs et directrices. Dans la mesure du possible, je les préviens des années à l'avance en amont d'une mutation, pour qu'ils puissent anticiper leurs projets personnels, mais aussi les idées à mettre en place dans leur futur lieu. Cela fait partie de la gestion durable des équipes, et c'est apprécié.
Selon vous, qu’est-ce qui fait la “patte Vacances Bleues” dans la gestion des exploitations et des achats ?
Se mettre à la place des vacanciers et voir ce qui me plairait, quel menu j'aimerais savourer par exemple. C'est aussi s'identifier aux collaborateurs sur le terrain : est-ce que telle ou telle procédure s'intégrera facilement dans leur métier ?
J’ai connu d’autres groupes où je n'étais qu'un matricule et où les décisions étaient purement descendantes. Ici, on consulte, on échange et on implique le terrain. Je dirais donc que la touche Vacances Bleues réside dans la bienveillance et le soin envers les clients et les collaborateurs.
Qu’est-ce qui vous anime au quotidien ?
Je suis hôtelier par passion. C’est un choix que j’ai fait très jeune, dès le collège.
Ce qui me motive aussi à rester chez Vacances Bleues, c'est la possibilité d'occuper des postes différents, avec des périmètres et des statuts hiérarchiques différents. Comme mes supérieurs savent que j'aime le challenge, ils ont su m'en trouver !
Et plus largement, qu’est-ce qui vous plaît chez Vacances Bleues ?
La confiance et l’autonomie quasi totale sur mes choix, mon planning… On me laisse une grande liberté d’action et de décision. L’entreprise est à taille humaine, le turnover est faible, les équipes se connaissent. La dynamique actuelle est très positive. Et c’est motivant de participer à cette évolution.




